Le décrochage scolaire n’est pas un
phénomène récent, mais de nos jours,
il constitue un problème d’ordre social. En effet, dans le Québec des
années 50, il n’était pas rare que l’on décrochait de l’école. Les
filles
décrochaient pour venir en aide à leur mère aux prises avec plusieurs
enfants alors que les
garçons quittaient l’école pour aller travailler, question d’augmenter
le
revenu familial ou encore, pour donner un coup de main dans les champs
pour
les récoltes. Aujourd’hui, les choses ont bien changé : la
plupart des emplois requièrent
un secondaire 5, ou encore un diplôme d’études professionnelles (DEP).
Voilà
pourquoi nous trouvons important de mieux vous informer sur ce sujet.
Dans cette première partie du dossier, nous allons vous proposer une
définition du
décrochage scolaire ainsi que les principales causes qui favorisent son
avènement.
Le décrochage
vue par une jeune
Définitions
Selon la
définition actuellement utilisée au ministère de l’Éducation
un décrocheur, appelé aussi sortant sans diplôme, est un élève qui,
inscrit au
30 septembre d’une année, n’est ni diplômé au cours de l’année, ni
inscrit
l’année suivante, que ce soit à la formation générale des jeunes (dans
le
secteur public ou privé), à la formation générale des adultes ou à la
formation
professionnelle.
Il est
important de souligner que l’on n’aborde pas ici la
question
sous l’angle du décrochage social, qui est un phénomène beaucoup plus
restreint
et fait davantage référence à la marginalité et à l’exclusion sociale.
Bien que
les deux phénomènes présentent certains liens, il serait imprudent de
conclure
que le décrochage scolaire mène automatiquement au décrochage social.
Causes du décrochage scolaire
Plusieurs
causes
peuvent provoquer le décrochage scolaire. On retrouve des facteurs
d’ordre
personnel, scolaire, socio-économique et familial.
La
démotivation
semble un facteur considérablement important lorsque le jeune prend la
décision
de quitter les bancs de l’école. Lorsque l’étudiant fait face à des
échecs
scolaires répétés, il croit que la seule solution à envisager est
d’aller sur le
marché du travail. De plus, « la faible estime de soi, les
difficultés
interpersonnelles, le besoin de liberté, d’aventure et de changement de
même
que l’abus de drogues et d’alcool peuvent être tous des motifs de
l’abandon des
études. »
(http://www3.sympatico.ca/najacob/decrochage_scolaire.htm)
Facteurs
d’ordre scolaire
La
plupart des
jeunes qui décrochent estiment que l’école est une perte de temps. Ils
sont
souvent absents de leurs cours, ont de mauvais résultats scolaires, ils
n’écoutent que rarement en classe ou ce sont des élèves qui se font
constamment
réprimander. De plus, «les jeunes condamnent la sévérité des règles,
des
horaires de l’école, ainsi que l’absence de liens apparents entre les
matières
enseignées et la réalité ou les besoins de la vie quotidienne.
http://www.multimania.com/athena26/decrochage.htm
Facteurs socio-économiques
La
pauvreté semble
être un facteur déclencheur dans le processus du décrochage scolaire.
Ceux qui sont
issus de milieu pauvre décrochent plus facilement, sont plus facilement
démotivés et ils réussissent moins bien. Donc, la situation financière
des
parents influe sur la décision de quitter ou non l’école. Deux raisons
peuvent
expliquer ce qui amènent les enfants de milieux pauvres à décrocher. La
première raison s’explique par l’humiliation que peuvent vivre ces
jeunes. Ils
n’ont pas toujours l’argent nécessaire pour se procurer le matériel
scolaire ou
pour participer aux activités parascolaires, ce qui peut entraîner de
la
frustration chez le jeune. La seconde raison concernant la pauvreté,
c’est
qu’elle risque de compromettre la santé physique et mentale du jeune,
ce qui
peut compliquer l’apprentissage. On parle surtout de carence
alimentaire qui va
créer un manque de concentration en classe, une diminution marquée de
l’intérêt
et de la fatigue. Ce sont ces raisons qui risquent de provoquer le
décrochage.
Facteurs d'ordre familial
La
famille joue,
elle aussi, un rôle important dans ce processus. Dans la plupart des
cas, on
croit que les parents sont les premiers responsables. Ceux-ci
perçoivent
l’abandon scolaire de leur enfant comme un échec tandis que pour le
jeune,
c’est la seule solution possible. Par contre, si le jeune vit des
problèmes
familiaux ou que ses parents l’encouragent à abandonner l’école, il est
plus à
risque d’abandonner.
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