LE PARCOURS
Ses dons pour le dessin se manifestent dès l'enfance et c'est donc tout naturellement que la vocation artistique s'impose à lui. La peinture fait rapidement son entrée dans l'univers du jeune artiste mais c'est d'abord vers les arts décoratifs que, du moins académiquement, il se tourne. Vers l'âge de dix-sept ans, il entre en formation à l'Ecole Professionnelle de Vierzon et en ressort avec en main le diplôme de Peintre-Décorateur Céramiste. Dans le même temps, il honore ses premières commandes officielles, des créations de décors exclusifs destinées aux porcelaines de Limoge. Médaillé d'Argent à l'Exposition de Vierzon, il est aussi membre d'associations d'artistes, dont celle des Artistes Orléanais de l'École des Beaux-Arts au sein de laquelle il expose. L'art pictural n'a toutefois jamais cessé de l'occuper et c'est durant cette même période qu'il s'adonne à des ateliers libres de peinture avec J.G.Domergue à Curly.
En 1951, le service militaire le mobilise et il demande à être muté à l'étranger. Les deux années qu'il écoule en Tunisie nous le montre partageant son temps entre les obligations militaires et une production artistique solitaire plutôt diversifiée. Le corpus des oeuvres ne cesse de se densifier et le style de la maturité semble alors davantage s'annoncer.
L'OEUVRE
Ce sont les paysages de la Sologne avec ses sous-bois et ses étangs aux couleurs automnales qui seront parmi ses premières inspirations comme en font foi les tous premiers dessins et gouaches datant des années quarante. Très tôt également ressort son intérêt pour les structures en appentis des maisons de campagne (ainsi dans Rue de l'Ecu ou plus explicitement encore dans Maisonnettes), schéma que l'on rencontrera tout au long des années qui vont suivre jusque dans la production tardive des paysages (cf. Ramatuelle ou encore Nohant).Plus de détails sur la carrière de Michel Tiffet et une réflexion sur l'ensemble de son œuvre seront bientôt affichés