Les machines simples
Voici la liste des objectifs intermédiaires que l'on couvre dans cette section.
Il existe de nombreuses machines qui facilitent le travail, mais lorsque nous pensons «machines», nous visualisons des assemblages complexes déléments qui sont actionnés par des moteurs et nous oublions que nous sommes entourés de systèmes simples.
Voici les types de machines simples que nous allons étudier :

Un levier est en équilibre quand la force motrice et la force résistante sont inversement proportionnelles à leurs bras de levier respectifs.
En des mots plus faciles à comprendre, on dit que le produit de la force motrice par son bras de levier est égal au produit de la force résistante par son bras de levier.
Fm . lm = Fr . lr
Le bras de levier est la distance entre la force en question et le point dappui.
La poids de léléphant est la force à vaincre; on lappelle la force résistante.
La force que le bonhomme déploie est la force développée par lutilisateur du levier; on lappelle la force motrice.

On observe que la force motrice et la force résistante sont dirigées dans le même sens.
Exemples de leviers de ce type : le pied-de-biche, les tenailles, les rames; les ciseaux et les cisailles sont des leviers doubles.

Les forces motrice et résistante sont nécessairement de sens contraire.
Exemples de leviers de ce type : la brouette, le couteau de boulanger, larticulation de la cheville; le casse-noix est un levier double.

On remarque que pour soulever léléphant, le bonhomme doit déployer une force plus grande que le poids de celui-ci.
Exemples de leviers de ce type : létau, le balai et larticulation du coude.


Condition déquilibre
Léquilibre est obtenue avec une force motrice toujours inférieure à la force résistante (considérer sans frottement entre le plan et lobjet).
La force résistante est le poids de lobjet.
La force motrice est la force appliquée.

Donc la force motrice est une fraction du poids.

Une poulie est un disque épais, mobile autour dun axe central. Le câble passe par un évidement circulaire, la gorge. Aux extrémités du câble sappliquent la force motrice et la force résistante. La poulie sapparente à un levier inter-appui .

Si la poulie est fixe, aucun gain mécanique nest effectué. On ne fait que changer la direction de la force motrice.

Si la poulie est mobile, un gain mécanique de 2 est effectué. Une poulie mobile engendre donc une force à exercer plus petite.
Pour connaître leffet «démultiplicateur» dune poulie, on compte le nombre de parties du câble qui sont fixées et entourent la (les) poulie (s) mobile (s).

Un treuil est un cylindre que lon fait tourner autour de son axe et sur lequel senroule la corde qui tire un fardeau.
Si on admet que le poids de la corde, celui de la manivelle et les frottements puissent être négligés, alors il y a équilibre quand :

Fm . lm = Fr . lr
Efficacité ou avantage mécanique
Une machine simple diminue leffort nécessaire (la force) pour effectuer un travail, en augmentant le déplacement.
On appelle efficacité dun levier, le nombre de fois que la force motrice est multipliée.

Sil ny a pas de frottement:
AMi = AMr
où
AMi = avantage mécanique idéal (théorique)
AMr = avantage mécanique résistant (pratique)
Par exemple, un homme applique une force de 200 N à lextrémité dune barre et réussit à soulever une pierre de 1000 N. Lavantage mécanique sera de 5 puisque pour soulever 1000 N, la force motrice nécessaire a été de 5 fois inférieure à la résistance de 1000 N.
Lavantage mécanique du plan incliné est donné par :
AMi = longueur du plan / hauteur du plan
Le travail
Le travail peut être constitué dune infinité dactions très différentes les unes des autres; certaines dentre elles nécessitent une grande dépense dénergie dautres une dépense dénergie à peine perceptible.
Notre étude se limitera à des travaux comme pousser, tirer, soulever, déplacer des objets; donc, nous écarterons tous les travaux qui naboutissent pas à des actions directement observables car nous serions incapables de les décrire.
Chaque fois quil y a travail mécanique, il semble quil y ait toujours une force qui agit sur un objet et que pendant quelle agit, il y ait déplacement de lobjet.
Supposons quil sagisse de pousser vers le haut dune pente un chariot chargé. Cest là un travail, nest-ce pas ?
À première vue, on peut penser que le travail est relié au temps, mais en y pensant bien, ce nest pas parce quun travail est effectué plus ou moins rapidement quil diffère. En fait, tout ce qui se passe, cest que lénergie est dépensée plus rapidement dans un cas que dans lautre.
Des observations précédentes, il ressort que le travail mécanique (W) est proportionnel à la force (F) et au déplacement qui seffectue pendant laction de la force.

Les unités sont : Joule (J) = Newton (N) . mètre (m)
Seul le travail mécanique qui se manifeste par laction dune force sur un corps et qui entraîne un déplacement de ce corps durant laction de la force sera considéré.
À remarquer que la force qui effectue le travail agit dans la même direction que le déplacement.
Dans un graphique de la force en fonction du déplacement, laire sous la courbe représente le travail.

AMr = Fr / Fm ou AMi = lm / lr
Le rendement est défini comme le rapport entre le travail produit et le travail fourni :
R = (W produit (utile) / W fourni ) 100 %
ou
R = (AMr / AMi) 100 %
Le rendement est toujours inférieur à 100 %, car il y a toujours une perte dénergie due au frottement.
Puissance (P) = Travail (W) / temps (t)
Les unités sont : watt (W) = Joule (J) / seconde (s).
Si, par exemple, le moteur dun tracteur accomplit un certain travail en moins de temps quun cheval de trait, cest évidemment parce que, dans chaque unité de temps, le travail fourni par le moteur est plus grand que le travail fourni par le cheval. Nous dirons, dans ce cas, que le moteur est plus puissant que le cheval.