
|
Numéro : 62 Sentier : Le mont Blanc Endroit : Réserve de Matane Région : Gaspésie Date : 2 septembre 2006 Itinéraire : Linéaire, donc aller-retour Compagnons : Louise, Pierre Longueur du sentier : 8 km (linéaire), dénivellation : 800 m.. Longueur faite : 16.4 km, Température : Ensoleillé, sec Appréciation : Notes : Sur la trace de l'orignal!
Avec ses 800 mètres de montée et ses 16 km aller-retour, ce qui se rapproche du grand tour du Mont Albert, c’est avec beaucoup de respect que nous avons abordé ce sentier. Nous avons prévu une fin de semaine de 4 jours, question de nous donner plus de chances pour la météo et pour ne pas trop courir. C’est donc en ce vendredi du tout début de septembre que nous nous sommes installé au camping de l’Étang à la Truite dans la magnifique réserve de Matane. Comme on annonçait un temps très beau pour le samedi, c’est sans hésitation que nous avons décidé de monter dès le lendemain matin. Après un déjeuner à la levée du jour, avec le lac envahi de brume, c’est à 8 heures que nous abordons le sentier qui n’est qu’à quelques kilomètres du camping. Il fait superbement beau, et pas trop chaud. Les débuts sont faciles et il en sera ainsi pour toute la montée. Très régulier, le sentier monte lentement sans jamais être plus en pente, si ce n’est un léger sursaut vers le 6e kilomètre. Ce n’est quand même pas très long avant qu’on enlève les chandails et les bas de pantalons; c’est une journée d’été parfaite, sans humidité.
En moins de 3 heures nous arrivons déjà, un peu incrédules, à la jonction du sentier international des Appalaches, à 0,2 km du sommet. Nous nous attendions à une montée tellement plus difficile que nous avons de la difficulté à croire que nous y sommes déjà. Mais la vue nous le fait réaliser. Cette partie des Chic-Choc est aussi belle que celle dans le parc de la Gaspésie. Si la montée du coté Sud de la montagne est facile et régulière, le flanc Nord en est tout autrement. C’est un véritable précipice qui se présente à nous, avec la vue qui va avec. Nous marchons jusqu’au sommet plat où se trouve un refuge (infesté de mouches), une tour et des panneaux solaires. Un point de vue vers le fleuve nous permet de voir les éoliennes de Cap-Chat au loin. Nous revenons au premier point de vue et nous y dînons sur le banc avec le vide à nos pieds. C’est magnifique! Nous rencontrons 2 Ontariens qui font le sentier du lac Matane jusqu’au lac Cascapédia. Ils trouvent cela très beau et ils ne seront pas déçus de la suite. À la fin du repas, un autre groupe de 7 personnes arrive au sommet. Ils sont étrangement frais et dispos. Nous découvrirons à la descente qu’ils sont montés en auto jusqu’à un kilomètre du sommet, en utilisant l’un des (très) nombreux chemins de coupe de bois.
Le mont Blanc est en effet parsemé de chemins et une bonne partie des arbres a été coupée. Cela laisse un sentier très large avec des vues à peu près partout. La descente est donc très belle et on ne se lasse pas de prendre des photos. Il y a des pistes d’orignaux partout, mais nous n’aurons pas la chance d’en voir un, bien que tout près du départ nous en ayons entendu un très proche, mais sans le voir. À 2 heures de l’après-midi nous sommes déjà revenus, nous qui avions prévu un retour vers l’heure du souper. Le dimanche, nous quittons la réserve en sortant par Cap-Chat, question simplement de visiter cette partie de la réserve. C’est avec une grande surprise que nous faisons connaissance avec le superbe Mont Nicol-Albert. Le sentier qui le gravit commence avec un très joli site de camping et un une petite chute sur la rivière Cap-Chat. Nous n’avons évidemment pas le temps de gravir cette superbe montagne, mais ce n'est que partie remise, nous y reviendrons, promis! Pierre |
Email: duff_p@hotmail.com