Numéro : 48

Sentier :  Le Dos d'Orignal.

Endroit : Parc d'environnement de Sutton

Région : Cantons de l'est

Date : 15 janvier 2005

Itinéraire : Départ de l'altitude 520, sentier dans le sens horaire

Compagnons : Louise, Pierre, Tétras, Faucon, Koala et Alain

Longueur du sentier : 6 km (boucle),  dénivellation : 540 m..

Longueur faite :  8.8 km, 

Température : Ensoleillé, froid

Appréciation :

Notes :

Après le déluge!

Gérard parmi les fantômes

Après le redoux et la pluie qui duraient depuis 2 jours, c’est par un froid sec que nous nous retrouvons tous à l’église de Sutton. Nous n’avions pas prévu, en fixant le point de rencontre, qu’il y avait beaucoup d’églises à Sutton, ni que la catholique, bien que la plus grosse, n’était pas dans le centre du village. Mais tous sont au rendez-vous à l’heure prévue, soient : Nancy et Alain, Jean, Gérard, Louise et moi.

Les affiches étant toutes couvertes de neige, nous avons un peu de difficulté à trouver le chemin menant à l’altitude 520, mais nous y arrivons sans trop de mal, vers 10 heures. Nous payons les frais d’accès et escaladons les quelques marches du départ avant de chausser les raquettes. Puis nous commençons la longue descente vers le ruisseau, sur un nouveau sentier. Le paysage est féerique. Les 3 ou 4 cm de neige tombée hier suite à la pluie ont collé aux arbres et les rayons de soleil s’amusent à passer au travers de ces minis fantômes.

L’enchantement se termine cependant abruptement quand nous atteignons le ruisseau : il n’y a pas de pont! On voit bien les balises du sentier de l’autre coté, mais c’est infranchissable. Comme le ruisseau s’est transformé en torrent de montagne, avec son eau à 1 ou 2 degrés et que toutes les roches sont couvertes de glace, il nous faut trouver une alternative pour le traverser. Nous n’avons le choix que de le faire en marchant sur les branches d’un arbre tombé et qui le traverse. Pas évident en raquettes!

C'est beau, mais il faut traverser...

Rendu de l’autre coté, il nous est impossible de rejoindre le sentier et nous devons monter directement vers le vieux chemin. C’est très abrupt et nous devons définitivement faire de la « pointe avant » avec nos raquettes. Nous découvrons rapidement que la neige couvre un fond de glace dure et c’est au prix de nombreux efforts que nous atteignons finalement le vieux chemin. Comme un autre couple qui a pris le même passage que nous, nous nous demandons si la montée au dos d’orignal est à droite ou à gauche. C’est finalement à gauche qu’on doit aller et nous entreprenons finalement la montée.

Elle est régulière et pas trop difficile, sauf qu’un ruisseau la suit sur presque toute la longueur, de sorte qu’on doit continuellement passer par dessus l’eau et que nous gelons rapidement nos raquettes. Nos bâtons de marche se couvrent également de gros « motons » de glace qu’il faut régulièrement enlever. Le groupe s’étire et il fait froid à attendre ceux qui suivent. Gérard, pour ne pas geler, prend de l’avance et nous ne le reverrons qu’après le dîner.

Au sommet de la montée, le sentier se sépare pour donner accès, à gauche, à des points de vue qui n’ont pas été visités aujourd’hui et le sentier principal tourne à droite pour suivre la crête jusqu’au vrai sommet de la montagne. Nous arrêtons au premier point de vue (La Croupe) pour y dîner à l’abri du vent. Le froid est mordant et nous devons nous habiller pour la durer de l’arrêt. Malgré cela, je commence à me geler les joues, un vieux problème que je n’avais pas eu depuis longtemps. Pour d’autre, ce sera les mains ou les pieds qui seront froids. Une petite montée tout de suite après La Croupe règlera tous ces problèmes. Nous retrouvons brièvement Gérard à L’Orford mais le reperdrons pour le restant de l’après-midi.

Le haut de la montage est très facile et plaisant avec ses nombreux points de vue, tous un peu limités, mais avec l’ensemble on a une bonne vue sur les montagnes tout autour. Au sommet, nous prenons quelques photos du groupe puis c’est la descente vers le vieux chemin.

Louise, Nancy, Jean et Alain au sommet

En bien meilleure condition que la montée, elle se fait facilement, chaque pas de raquettes permettant une courte glissade. Nous avons le soleil de face et le vent semble se calmer. De sorte que moins d’une demi-heure sont nécessaire pour nous amener au vieux chemin. Nous croyions nos problèmes terminés jusqu’au ruisseau, mais d’autres surprises nous attendaient. En effet, le vieux chemin est traversé par plusieurs petits ruisseaux, tous gonflés par le dégel des jours précédents. Certains se traversent simplement par un petit saut, mais d’autres exigent des travaux d’ingénierie pour défaire les barrage de frasil qui se forment et font monter le niveau à vue d’œil.

Finalement, en ayant assez de l’eau, nous ne désirons pas réellement repasser le ruisseau de ce matin et comme on nous dit que le vieux chemin abouti sur la route, nous décidons de sortir directement. Ce point d’arrivée (et de départ) est beaucoup plus logique que l’altitude 520, mais c’est défendu… puisque qu’il n’y a pas de guérite de péage. Il nous reste donc à remonter sur la route jusqu’au stationnement. C’est long, mais au moins il n’y a plus de ruisseaux à traverser. C’est finalement vers 17 heures que nous nous retrouvons tous aux autos.

La journée se terminera au chalet paternel pour une bonne fondue, du bon vin et un bon feu de foyer.

Dans l’ensemble un beau coin à visiter, mais un pressant besoin d’infrastructures se fait sentir. Le ruisseau sera aussi infranchissable au printemps qu’aujourd’hui…

Pierre

Le site Internet du parc d'environnement de Sutton: http://www.parcsutton.com


 

Email: duff_p@hotmail.com