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Numéro : 27 Sentier : Sentier polyvalent Endroit : Bergeronnes Région : Manicouagan Nombre de régions : 12 Date : 13 octobre 2002 Itinéraire : Vélo vers l’Ouest, marche vers l’Est Compagnons : Louise, Pierre Longueur du sentier : km (10), dénivellation : négligeable. Longueur faite : 22.4 km, Montées et descentes non-négligeable Température : Partiellement ensoleillé, 10 degré Appréciation : Notes : N’eut été des événements, nous n’aurions donné qu’un seul sourire Sentier des ours!Le sentier polyvalent n’est pas évident à faire. Très long avec ses 10 km (11 si vous aller jusqu’au quai), il est impossible à faire en boucle. Il faut donc prévoir un moyen de transport pour le retour, ou se débrouiller comme nous l’avons fait. Ne voulant pas marcher 20 km, nous avons donc décidé de partir en vélo, de revenir à pieds et de retourner en auto chercher les vélos. C’est une bonne logistique à planifier. Après un long déjeuner à regarder les baleines passer devant la tente, nous sommes donc partis en vélo du chemin du camping Paradis Marin. Contrairement à ce que dit la liste des sentiers, la dénivellation est loin d’être négligeable car le sentier, dans sa partie Est, monte et descend continuellement. De plus, il est plus en sable qu’en poussière de roche, ce qui rend les descentes et les montées parfois hasardeuses.
Il y a beaucoup de beaux points de vue, surtout dans le secteur du camping Bon Désir. La partie Ouest est plus planche et traverse une longue tourbière. On est bel et bien sur la Côte-Nord! Nous nous rendons ainsi jusqu’au quai, au centre Archéo-topo. Nous revenons ensuite au terrain de pique-nique où nous dînons et laissons les vélos au début du sentier. Le retour se fait à pied, donc beaucoup plus lentement que l’allée. Nous faisons le premier bout sur la piste d’atterrissage de Bergeronnes et continuons vers l’Est en traversant la belle tourbière. Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons au refuge de ski fond. Il est fermé. Quelques mètres après, j’arrête net. Louise n’est pas longue à réaliser pourquoi : au bas de la pente, il y a une grosse tache noire. En fait, ce sont 2 taches noires et la plus grosse nous regarde, les oreilles dressées. Une mère ourse et son (très gros) petit nous bloquent le sentier. Instinctivement nous reculons, pendant que mon cerveau me montre tous les dépliants lus récemment sur quoi faire en cas de rencontre avec les ours. Louise, elle, revoit la causerie sur les ours vue en juillet au parc de Forillon. Nous sommes maintenant à l’abri du regard des ours et je sors la caméra. Je ré-avance de quelques pieds, juste assez pour voir que les ours sont toujours là, sans s’occuper de nous. Une rapide photo et nous décidons sur-le-champ de sortir vers la 138. Heureusement pour nous, il y a un chemin d’accès qui va au refuge qui nous mène directement à la route. OUF! Nous sommes très heureux de la rencontre, mais encore plus de la tournure des événements, car comme tout le monde le sait, le pire dans une rencontre avec des ours c’est de rencontrer une mère avec son petit.
Le petit bout que nous faisons sur la 138 n’est pas de tout repos, Il y a tellement de circulation à très haute vitesse qu’on se demande si ce n’était pas plus sûr de passer à coté des ours! Au chemin du cap Bon Désir, nous reprenons le sentier, mais en parlant fort et sans arrêt… Et dire que malgré les événements récents des Escoumins (attaque avec blessure) j’avais oublié mon couteau de chasse! Pierre |
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